jeudi 6 décembre à 14h -
cinémobile
Yves Montand en présence de Simone Massi, cinéaste
Simone Massi est né à Pergola le 23 mai 1970. Après son diplôme de l’Institut des beaux arts d’Urbino en cinéma d’animation (félicitations du jury), il entre au Buzzetto studio. En 1996, il commence une carrière d’animateur indépendant et travaille pour de nombreuses productions. Il coopère à la création de CD roms, de vidéos, de séries TV, de sites web, d’illustrations et de films de création (Noise Level de Leonardo Carrano, Appunti romani de Marco Bertozzi). En tant qu’auteur, il conçoit et créé 16 courts métrages d’animation diffusés au « One-man shows » (Pérugia, Genzano, Fano, Bergamo, Messina, Berlin, Roma…), et sur différentes chaînes de télé (MTV, RAI tre, La 7, Tele+, Sky, Arte). Ses films ont été sélectionnés dans les plus grands festivals et y reçoivent de nombreux prix (Mention spéciale de la critique au Festival Animafest de Zagreb, Renzo Kinoshita Prize au Festival international du film d’animation d’Hiroshima, Premier prix au Festival international du court métrage de Sienne, au Festival Casertanimata de Caserta, au Kalamazoo international animation festival et au Festival international du film d’animation de Stuttgart, Mention spéciale au festival Animateka de Ljubljana au Krok festival en Russie et au Festival Nalkanima de Belgrade. Son travail a fait l’objet d’études en 1998 The Italian animated cinema de Filippo Fraternali Vitaletti, en 2004 The cartoons evolution de Serena Prosperi et en 2005 The neopictorical movement de Priscilla Mancini. Son nouveau projet Nuvole Mani vient de bénéficier en 2007, d’une aide à la production de courts métrages d’animation de la Région Centre et il viendra préparer et tourner son film à la résidence de création de Centre Images à Château-Renault en 2008/2009 pendant sept mois.
Un prisonnier rêve, ou se souvient, de son évasion de la prison, du Fascisme et de l’oubli de la mémoire. A prisoner dreams, or remembers, his escape from jail, from Fascism, from memory’s oblivion. * In aprile
Italie / 1995 / 1 minute / crayon et encre sur papier
Le passage à travers une succession de portes, une porte ne s’ouvre pas. A series of doors to go through, a door won’t open.* Millennio
Italie / 1995 / 1 minute / encre sur papier
De fausses images, si insidieuses qu’elles se confondent avec la mémoire. False images, so insinuating that they merge with memory.* Racconti
Italie / 1996 / 2 minutes / fusain sur papier
Le regard de l’Ecrivain nous emmène sur la feuille blanche pour découvrir les gens qui vivent là. The Writer’s gaze takes us inside a blank paper to meet the people that live there.* Il giorno che vidi i sorci verdi
Italie / 1996 / 1 minute / pastels sur papier
Une courte histoire faite de proverbes italiens. A short story made from common Italian phrases and sayings.* Niente
Italie / 1996 / 2 minutes / crayon sur papier
Des boites et des choses vides. About boxes and empty things.* Keep on !
Keepin’ on !
Italie / 1997 / 2 minutes / ordinateur 2D
Terrassé par les coups de son adversaire, un boxeur rend son exécution publique. Motionless under his opponent’s blows, a boxer makes his execution public.
* Il giorno che vidi i sorci verdi 3
Italie / 1997 / 3 minutes / ordinateur 2D
Un bonhomme essaie d’approcher la femme de ses rêves mais il compte ses poulets avant qu’ils n’éclosent ! A guy tries to approach the woman of his dreams but he counts his chickens before they are hatched !* Ecco, adesso
Italie / 1998 / 2 minutes / crayon et craie sur papier
Le début de la fin ; le moment où l’on comprend que c’est fini. The beginning of the end ; the moment we understand it’s over.* Io so chi sono
Italie / 1998 / 1 minute / crayon sur papier
Je suis mon grand-père, mon père, la maison où je suis né, les routes, les toits et le sol à l’intérieur de ma valise. I am my grandfather, my father, the house where I was born, the roads, the roofs and the soil inside my suitcase.
Un homme et ses rêves qui ne se rencontrent plus pour un moment. About a man and his dreams, that stop merging for a moment.
* Il giorno che vidi i sorci verdi 1
Italie / 2001 / 4 minutes / ordinateur 2D
Un homme, lassé d’être pauvre, se réveille mais il ne sait pas comment affronter les faits. Une histoire faite de phrases idiomatiques. A man, who is fed up with being poor, wakes up but he doesn’t know how to face facts. A story made out of idiomatic phrases.* Pittore, aereo
Italie / 2001 / 4 minutes / fusain et pastels sur papier
Cologne 1926 : alors qu’Anton Raderscheidt, le peintre, se fait photographier, il rêve d’une chemise rouge. Köln 1926: while Anton Raderscheidt the painter is being photographed, he dreams about a red shirt. * Tengo la posizione
Italie / 2001 / 4 minutes / crayon sur papier
Il ne peut pas résister ; il est debout dans la neige, en silence, gardant la position. He cannot resist; he stands in the snow, remaining silent and still.* Piccola mare
Italie / 2003 / 4 minutes / fusain sur papier
Une idée d’eau tombe et se brise sur mon nez ; Je ne peux pas dormir cette nuit. Je vais imaginer la mer. An idea of water falls, breaks against my nose ; I really can’t sleep tonight. I will imagine the sea.* Io so chi sono
Italie / 2004 / 3 minutes / crayon sur papier
Je grimpe sur le dos de mes ancêtres, jusqu’à la maison. I jump on my ancestors’ backs, until I’m home. * La memoria dei cani
Italie / 2006 / 8 minutes / dessin sur papier
Mes joues se frottent contre les pierres. Je regarde dans la fissure d’un mur. My cheeks brush against the stones. I look out through a crack in the wall.* Dedalo (sous réserve)
Manfredo MANFREDI / Italie / 1976 / 10 minutes /
Un homme et une femme sont assis, calmes. Soudain, la fenêtre est ouverte par une rafale de vent. C’est dramatique et la scène est pleine d’agonie. Nous souhaitons pouvoir reconstruire l’histoire avant que le drame ne commence. Mais le drame, à vrai dire, apparaît dans le cœur de l’homme. A man and a woman are sitting quietly. Suddenly, the window is blown open by the wind. It is dramatic, and the scene is full of agony. We wish we could reconstruct the story before the drama starts. But, the drama -— to tell the truth — occurred in the man’s heart.