dimanche 2 décembre à 16h - grande salle


Texte Pier Paolo Pasolini / Scénario Bertrand Bonello / Image Josée Deshaies / Montage Audrey Maurion / Dessins Jean-Charles Blais / Interprétation Laurent Sauvage / Production Bertrand Bonello.
* Qui je suis
France / 1996 / Essai / 41 minutes / 16 mm et vidéo

En 1966, Pasolini, atteint d’un ulcère, fait le point sur son œuvre en évoquant souvenirs d’enfance, relations avec la presse et la justice. Il livre des clés sur son passage de l’écrit au cinéma, et sur quelques-uns de ses désirs les plus profonds.

Qui je suis, Pier Paolo Pasolini, traduit de l'italien par J.-P. Milelli, Editions Arléa.
Dans cette œuvre, Pasolini, qui ne cessa jamais de multiplier le Je au profit d'un Autre, et inversement, propose au lecteur que, tout comme le spectateur, il a voulu saisir à bras le corps une approche directe, poétique et politique de l'homme qu'il est, non plus caché derrière le masque qu'il fut forcé de se fabriquer pour parer aux coups bas des procès à répétition et des agressions fascistes, mais en essayant de révéler un visage : le sien, aussi contradictoire, passionnel et engagé que l'Italie d'alors qu'il dérangeait tant. Ses évocations, d'une étonnante sincérité, font apparaître tour à tour autant d'autres visages qui viennent se superposer au sien et semblent poser les jalons d'une vie et d'une oeuvre profondément liées. Qui je suis nous parvient donc à titre posthume : est-il encore besoin de rappeler les circonstances tragiques de la mort de Pier Paolo Pasolini, assassiné le 1er novembre 1975 sur un terrain vague d'Ostie? Cet événement n'ajoutera rien à l'intérêt de cette esquisse autobiographique livrée par un homme certainement plus vivant qu'aucun autre. Pasolini est mort. Vive Pasolini ! Lelibraire.com
In 1966, suffering from an ulcer, Pasolini sums up his work recalling childhood memories, his relationship with the press and the law. He gives us clues on how he moved from writing to film making, and on some of his deepest desires.