Bertrand Bonello est venu au cinéma par les sentiers de la musique classique. Après avoir accompagné pendant six ans de nombreux artistes comme Françoise Hardy, Elliot Murphy, De Palmas, Carole Laure, il décide en 1997 de se consacrer entièrement au cinéma, auquel il s'est déjà essayé avec trois courts métrages et deux documentaires dont qui je suis, d'après Pier Paolo Pasolini. Son premier long métrage, Quelque chose d’organique (1998) film épuré évoquant Philippe Garrel, le plaçait d'emblée dans la nouvelle génération des cinéastes cherchant à démêler l'écheveau de la relation charnelle et intellectuelle. Le pornographe (2001), son second long métrage présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, poursuit ce travail de chercheur tout en évoquant les relations père/fils, le métier de cinéaste et l'engagement politique. Bertrand Bonello impose son timbre et son univers singuliers dans le cinéma français avec Tiresia, œuvre à la beauté noire et singulière représentant la France en compétition officielle à Cannes en 2003. Il réalise deux courts métrages sublimes, Cindy the doll is mine, inspiré de l’artiste Cindy Sherman et my new picture, « un film pour les oreilles » décliné sous plusieurs formes dont une installation présentée au Minotaure. Il travaille actuellement au montage de son prochain long métrage De la guerre.
Filmographie : my new picture (cm, 2007), cindy the doll is mine (cm, 2005), Tiresia (2003), Le Pornographe (2001), Quelque chose d'organique (1998), The adventures of James and David (cm, 1997), Qui je suis (doc, 1996), Le bus d'Alice (cm, 1995), Le Chemin du calvaire et les chapelles de Vence (doc, 1994), Juliette +2 (cm, 1993).